Dans les Ecritures,
ce terme n'est pas à mettre en opposition avec "méchants".
Gentils a plusieurs significations: il désigne tantôt
les non-Juifs (par opposition aux Juifs), tantôt les non-Israëlites
(par opposition aux Israëlistes); depuis Jésus-Christ,
il désigne ceux qui n'ont pas reçu l'Evangile.
Par analogie, on peut considérer le statut du Gentil comme
étant identique à celui du Barbare (au sens étymologique
= "étranger") dans l'opposition Grec/Barbare.
De même que, pour le Grec, le Barbare est l'étranger
qui n'a pas pu profiter des bienfaits de la civilisation, de même
le Gentil est pour l'Israëlite (ou le Juif) celui qui ne
fait pas partie du peuple élu, ou, dans le cadre de la
Nouvelle Alliance (ou Nouveau Testament), de l'Eglise
établie par le Christ.
Les Gentils (vs. Israëlites)
sont susceptibles d'être sauvés au même titre
que les Juifs, comme cela est enseigné en 1 Corinthiens
12:13. Les non-Israëlites sont adoptés dans la famille
d'Israël par Christ, en
acceptant son sacrifice expiatoire et en se faisant baptiser.